Thu Sep 14, 2017 9:27AM
Les soldats kurdes chargés de protéger la raffinerie située dans la banlieue d'Erbil, au Kurdistan. Israël compte sur le pétrole kurde et soutient l'indépendance du Kurdistan d'Irak. © Financial Times
Les soldats kurdes chargés de protéger la raffinerie située dans la banlieue d'Erbil, au Kurdistan. Israël compte sur le pétrole kurde et soutient l'indépendance du Kurdistan d'Irak. © Financial Times

Selon le journal Yeni Shafagh, Massoud Barzani, le président de la région autonome du Kurdistan d’Irak, affirme qu’il attend le retour de 200.000 juifs d’origine kurde tout en promettant à Israël de les faire rentrer et de les loger dans le nord de l’Irak et de la Syrie.

Le journal a également fait allusion à la revue israélo-kurde, diffusée dans le nord de l’Irak, qui, dans sa dernière édition, traite les relations que maintient Barzani avec Tel-Aviv ainsi que le cas des 200, 000 juifs d’origine kurde envisageant de rentrer et s’installer dans le nord de l’Irak et de la Syrie. De même que Barzani et son entourage.

Au début du siècle dernier, un grand nombre de juifs kurdes qui habitaient les régions septentrionales de l’Irak et de la Syrie, ont été transportés en Israël. S’intégrant dans la société israélienne, ils occupent aujourd’hui des postes importants au sein du régime.

Le journal turc écrit dans son édition, Massoud Barzani, expressément soutenu par Netanyahou s’efforce de renforcer la position des groupes kurdes et de faire passer le plus de territoires sous la souveraineté kurde pour faire comme son allié israélien.

Selon ce journal, les juifs d’origine kurde, appuyés par Netanyahou et par abus d’influence, sont parvenus à donner lieu à un référendum risqué sur l’indépendance.

Le journal ajoute : "L’instauration des relations entre Israël et les Kurdes d’Irak remontent à l’époque de Molla Mustafa Barzani et à la constitution d’Israël et ont vu leur survie aujourd’hui par Massoud Barzani."

En outre, le journal fait savoir que la revue israélo-kurde soutenue par l’entourage de Barzani et financée par le Mossad, Service secret de renseignement d’Israël, n’hésite pas à manipuler l’opinion publique au profit du renforcement des relations israélo-kurdes.

Benjamin Netanyahou, dans un communiqué publié dans le journal d’Urshalim, affirme que Tel-Aviv soutient les efforts légitimes du peuple pour la création d’un État Kurde et l’organisation du référendum sur l’indépendance dans la région autonome du Kurdistan d’Irak. Évoquant les coopérations israélo-kurdes qui datent de plus d’un demi-siècle, le chef d’Israël qualifie l’apparition d’un État kurde d’événement le plus heureux qui marquerait le destin du Moyen-Orient.

Massoud Barzani et les autorités de la région autonome du Kurdistan d’Irak, dans un sommet datant de trois mois, ont décidé d’organiser un référendum sur l’indépendance le 25 septembre 2017. La revendication d’Erbil, n’étant soutenue que par Tel-Aviv, a suscité de nombreuses polémiques et d’inquiétudes au-delà des frontières irakiennes.

L’Irak, l’Iran et la Turquie ont vivement contesté le scrutin et s’opposent à la moindre modification sur les frontières de tous les pays du Moyen-Orient, y compris en Irak.