Wed Sep 13, 2017 5:2PM
L’AIEA confirme le respect des engagements iraniens dans le cadre du Plan global d’action conjoint
L’AIEA confirme le respect des engagements iraniens dans le cadre du Plan global d’action conjoint
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Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a confirmé lundi le respect par l’Iran de ses engagements au titre de l’accord nucléaire conclu avec les grandes puissances en 2015, démentant ainsi des allégations américaines.

« Les engagements pris par l’Iran en ce qui concerne le nucléaire dans le cadre de l’accord sont respectés », a-t-il déclaré dans un discours à l’occasion de la réunion trimestrielle du Conseil des gouverneurs de l’Agence viennoise.

M. Amano s’exprimait alors que Washington a récemment multiplié ses attaques contre l’accord, que le président américain Donald Trump avait l’an passé promis de « déchirer ».

Dans son dernier rapport d’étape dévoilé le 31 août, l’AIEA avait également attesté que les quantités d’uranium faiblement enrichi et d’eau lourde ne dépassent pas les seuils autorisés par l’accord de 2015.

Conformément à l’accord conclu en 2015 entre l’Iran et le groupe des 5+1 (les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne), Téhéran s’est engagé à limiter ses activités nucléaires en contrepartie de la levée des sanctions.

En vertu de cet accord, l’AIEA a été chargée de superviser le respect par l’Iran de ses engagements. Selon une résolution du Conseil des gouverneurs, un rapport sur la situation du programme nucléaire iranien doit être publié tous les trois mois.

Depuis son entrée en vigueur en janvier 2016, l’AIEA a mené au moins 400 inspections régulières de sites iraniens ainsi que 25 visites de dernière minute, auxquelles Téhéran consent au titre exclusif de la mise en œuvre du texte.

Or, l’administration du président américain tente de pousser Téhéran à une sortie unilatérale de l’accord pour ne pas y renoncer elle-même et ne pas devoir justifier sa décision aux partenaires européens. C’est ce qu’ont déclaré des sources diplomatiques russes haut placées et cette information a été confirmée par un interlocuteur de Washington.

Le think tank Middle East, basé à Washington, a évoqué les allégations des autorités de la Maison-Blanche prétendant que l’Iran ne respectait pas ses engagements sur l’accord nucléaire avant d’avertir que les États-Unis risquaient d’être abandonnés par leurs alliés européens.

En effet, le problème de non-prolifération nucléaire reste un instrument d’ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures d’autres pays.

Isabelle Coutant Peyre, avocate et analyste politique, et Robert Bibeau, éditeur du webmagazine Les 7 du Québec, partagent leurs points de vue dans cette émission.