Thu Jun 22, 2017 8:52AM
Des avions de l'Otan se rapprochent de l'avion transportant le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.
Des avions de l'Otan se rapprochent de l'avion transportant le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.
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Alors que le risque d'une confrontation aérienne entre la Russie et les États-Unis dans le ciel syrien n'est plus à écarter, un incident se produit au-dessus de la mer Baltique. 

Un chasseur F-16 des forces de l'Otan a tenté de se rapprocher de l'avion du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, dans le ciel au-dessus des eaux internationales de la Baltique, mais a été «chassé» par un Su-27 qui escortait l'appareil de Sergueï Choïgou, rapporte Sputnik dont le journaliste était présent à bord au moment de l'incident.

Plusieurs chasseurs de l'Otan cherchaient à escorter l'avion du ministre lorsque celui-ci se dirigeait vers la ville russe de Kaliningrad dans l'ouest du pays. En réponse à cette provocation, le Su-27 s'est incliné et a fait voir son armement, ce qui a fait fuir le F-16. Ce n'est pas le premier incident de ce type à s'être produit: en mars dernier, l'avion de Sergueï Choïgou, qui se dirigeait là aussi, à Kaliningrad escorté par des chasseurs russes, avait fait l'objet d'une attention particulière de la part des chasseurs otaniens. Toutefois, ces derniers ne s'étaient pas approchés de l'avion du ministre russe de la Défense.

Les tensions entre la Russie et l'Occident ont gagné en ampleur depuis mardi, jour où le Sénat a voté de nouvelles sanctions contre Moscou dans le cadre du dossier ukrainien. Les États-Unis ont annoncé ainsi un renforcement des sanctions anti-Russie pour son "soutien aux rebelles séparatistes" en Ukraine et "son annexion de la Crimée", le jour d'une visite du président ukrainien à Washington. Les nouvelles sanctions visent 38 individus et entités en Ukraine ainsi que deux responsables gouvernementaux russes et une douzaine d'individus et organisations opérant en Crimée.

Les relations russo-américaines se sont détériorées depuis l'arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump qui avait pourtant promis d’œuvrer dans le sens d'un réchauffement des liens Moscou-Washington.