Tue Jun 6, 2017 2:54PM
L’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, à Riyad, lors de la visite du président américain Donald Trump, le 21 mai 2017. ©AFP
L’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, à Riyad, lors de la visite du président américain Donald Trump, le 21 mai 2017. ©AFP

Ce mardi 6 juin à midi, l’émir du Qatar a promulgué un décret mettant les forces armées qataries en état d’alerte pour faire face à toute agression éventuelle contre ce pays.

Le Premier ministre de ce pays, Abdallah ben Nasser ben Khalifa Al Thani, a déclaré qu’une fois qu’il aurait mené les coordinations nécessaires avec l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, il ordonnerait aux forces armées de se tenir en état d’alerte dans les eaux du golfe Persique pour intervenir en cas d’agression commise par des forces étrangères, est-il écrit dans ce décret diffusé immédiatement par les médias qataris.

Le Premier ministre qatari a de même ordonné aux gardes-frontières et aux gardes-côtes de se joindre aux forces armées pour les épauler.

« Tout bateau civil ou militaire qui entrera sans autorisation depuis l’ouest ou l’est dans les eaux territoriales qataries sera pris pour cible », a-t-il ajouté, en exceptant ceux de la République islamique d’Iran venus des frontières communes.

Des déclarations attribuées au cheikh Tamim ben Ahmed Al Thani, l’émir du Qatar, et critiquant la politique régionale de l’Arabie saoudite, ont suscité de vives réactions chez les médias et les autorités de Riyad et d’Abou Dhabi.

Ces déclarations qui ont été faites un jour après la visite à Riyad du président américain, Donald Trump, et qui témoignent d’une profonde divergence entre le Qatar et l’Arabie saoudite, ont affecté les acquis que les Saoud avaient obtenus grâce à des manœuvres politiques lors du sommet de Riyad.

Dans la foulée, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, l’Égypte, le gouvernement de l’est de la Libye, les Maldives et le président démissionnaire yéménite ont rompu leurs relations avec le Qatar.

L’Arabie est même allée jusqu’à rejeter toute médiation entre Doha et Riyad.